Le Conseil de sécurité des Nations unies a examiné, ce mercredi 21 octobre, la situation en République centrafricaine lors de sa 10 249e séance. Les échanges ont mis en lumière des avancées politiques importantes, tout en soulignant la persistance de menaces sécuritaires dans certaines régions du pays.
La cheffe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a salué la conclusion du cycle électoral de 2025. Selon elle, 127 communes sur 177 ont déjà été installées, un progrès significatif dans la consolidation des institutions locales.
Sur le plan sécuritaire, la mission a également annoncé le désarmement de 1 907 combattants depuis juillet 2025. Cette évolution témoigne des efforts engagés pour réduire la présence des groupes armés et renforcer la stabilité dans plusieurs zones du pays.
La cheffe de la MINUSCA a par ailleurs confirmé la libération des trois otages enlevés à Bambouti. Cette issue heureuse a été accueillie comme un signe d’amélioration de la capacité de réponse face aux enlèvements et aux violences contre les civils.
Malgré ces avancées, le Conseil de sécurité demeure préoccupé par l’insécurité dans l’Est du pays. Entre juin et septembre, des attaques attribuées à la LRA ont entraîné l’enlèvement de 68 civils, rappelant que certaines zones restent exposées aux violences armées.
De son côté, le représentant de Bangui a plaidé pour un retrait progressif et structuré de la MINUSCA. Il a toutefois alerté sur les difficultés financières de l’État centrafricain, soulignant la nécessité d’un accompagnement international pour éviter une détérioration de la situation budgétaire et sécuritaire.



