Burkina Faso : Le casque devient obligatoire sans exception à partir du 1er octobre, les contrevenants seront sanctionnés

Mahamadou Sana

La période de tolérance est terminée. Le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana vient d’envoyer un message sans ambiguïté à tous les conducteurs de deux et trois roues motorisés du Burkina Faso : à compter du 1er octobre 2026, le port du casque de protection sera exigé et contrôlé sans exception, avec des sanctions immédiates pour les récalcitrants.

Le timing de cette annonce n’est pas fortuit. La rentrée scolaire marque traditionnellement une période de forte intensification du trafic routier, avec son lot de nouveaux usagers sur les routes, de trajets quotidiens supplémentaires et, mécaniquement, d’accidents dont les conséquences sont souvent dramatiques pour ceux qui circulent sans protection. C’est précisément pour briser cette logique meurtrière que le ministère a choisi ce moment pour fermer définitivement la parenthèse de la sensibilisation sans contrainte.

Car jusqu’ici, les conducteurs pris sans casque s’en tiraient avec une remontrance et un demi-tour forcé. Cette époque est révolue. Dès le 1er octobre, tout conducteur d’engin motorisé à deux ou trois roues circulant tête nue s’exposera à une amende de 3 000 francs CFA et à l’immobilisation de son véhicule jusqu’à la présentation d’un casque. Des sanctions simples, claires et immédiatement applicables sur le terrain par des services de sécurité qui ont reçu des instructions fermes pour un contrôle rigoureux et sans favoritisme.

Le ministre a tenu à saluer les progrès déjà accomplis : une large majorité de la population a pris conscience de la nécessité du casque et s’y est conformée spontanément. C’est pour les autres, ceux qui persistent à jouer avec leur vie et parfois avec celle des passagers qu’ils transportent, que la contrainte prend désormais le relais de la persuasion.

Derrière cette mesure, un objectif qui devrait rassembler tout le monde : préserver des vies humaines. Et en cette période de rentrée scolaire, cela concerne tout particulièrement les élèves et étudiants qui prennent chaque matin la route sur leurs motos sans toujours mesurer le prix d’un accident sans casque.

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