Burkina Faso : Quand le Capitaine Ibrahim Traoré réinvente l’école pour forger la nation de demain

Ibrahim Traoré

Former des diplômés ne suffit plus. Ce que le Burkina Faso veut former désormais, ce sont des bâtisseurs. Sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, le système éducatif burkinabè est entré dans une phase de transformation profonde qui rompt avec des décennies d’une école héritée de la colonisation, conçue pour produire des fonctionnaires plutôt que des citoyens souverains, des consommateurs de savoirs importés plutôt que des producteurs de solutions locales.

Le changement de cap est philosophique avant d’être technique. L’éducation, dans la vision portée par le Président du Faso, n’est plus un service administratif que l’État dispense à ses populations. C’est un pacte national, un choix de civilisation qui engage la trajectoire socio-économique du pays pour les prochaines générations. Rénover des salles de classe ou distribuer de nouveaux manuels, c’est nécessaire, mais c’est insuffisant. Ce qui est en jeu, c’est la question fondamentale de savoir à quoi sert l’école dans un Burkina Faso qui a décidé de compter d’abord sur lui-même.

La réponse apportée par les autorités de la transition est claire : l’école doit servir la transformation nationale. Pas abstraitement, pas dans des discours de rentrée scolaire, mais concrètement, dans les programmes, dans les méthodes, dans les valeurs transmises quotidiennement entre les murs des établissements scolaires. Un jeune burkinabè bien formé n’est plus seulement celui qui a obtenu son diplôme. C’est celui qui sait pourquoi il se lève le matin, qui connaît l’histoire de son pays, qui maîtrise un savoir-faire utile à sa communauté et qui a intégré que son avenir personnel est indissociable de l’avenir collectif de son pays.

Pour faire descendre cette vision du bureau présidentiel jusqu’aux salles de classe de Ouahigouya ou de Dori, le gouvernement a fait le choix de la coordination interministérielle. Les ministres en charge de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle travaillent désormais de concert, dans une synergie qui vise à assurer la cohérence de l’ensemble du parcours éducatif burkinabè, de la maternelle jusqu’à l’insertion professionnelle.

Car c’est bien là le défi ultime : que l’école ne soit plus un sas d’attente avant la vie active, mais le lieu où la vie active commence vraiment. Un lieu où l’on apprend à produire, à innover, à se battre pour ses idées et à servir sa communauté. Un lieu, en somme, où naît le citoyen nouveau que la Révolution Progressiste Populaire appelle de ses vœux.

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