La Chine souhaite voir le Togo accroître ses exportations vers le marché chinois, en s’appuyant notamment sur le tarif douanier zéro et sur les « corridors verts 2.0 » destinés aux produits agricoles. Cette orientation figure dans une déclaration conjointe sino-togolaise publiée à Pékin, à l’issue de la visite officielle du Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.
Dans ce document daté de jeudi, le Togo salue l’application par la Chine d’un tarif douanier zéro en faveur des pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Lomé considère cette décision comme une preuve de la sincérité et de la bonne foi de Pékin envers le continent, ainsi que de sa volonté d’élargir son ouverture commerciale.
La déclaration annonce également la signature d’un protocole relatif aux exigences de quarantaine végétale. Cet accord devrait faciliter l’accès du soja togolais au marché chinois, en définissant les normes sanitaires et phytosanitaires nécessaires à l’exportation.
Pour le Togo, cette ouverture représente une opportunité de diversifier ses débouchés agricoles et de valoriser davantage sa production locale. Le soja, dont l’accès au marché chinois est désormais encadré par un cadre spécifique, pourrait devenir l’un des produits phares des échanges bilatéraux.
Les deux pays ont aussi convenu d’approfondir leur coopération dans les domaines du commerce et de l’investissement. Ils comptent notamment s’appuyer sur la Commission mixte de coopération économique, commerciale et technique afin de suivre la mise en œuvre des engagements et d’identifier de nouveaux projets communs.
Cette dynamique traduit la volonté de Pékin et de Lomé de renforcer leurs relations économiques. Elle pourrait favoriser une meilleure intégration des produits togolais dans les chaînes de valeur chinoises, tout en soutenant la transformation agricole et l’industrialisation du Togo.



