Centrafrique : Le Nanbudo brille sur les tatamis et frappe à la porte du ministre Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon

Héritier Bonheur Doneng

Les médailles parlent mieux que les discours. C’est chargée de ses distinctions glanées lors de récentes compétitions nationales et internationales que la délégation de la Fédération Centrafricaine de Nanbudo a été reçue ce mardi 21 juillet par le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation Civique, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon.

Une audience qui avait tout d’une démonstration par les faits. Présenter des médailles à un ministre, c’est lui dire sans détour : nos athlètes performent, nos encadreurs travaillent, notre discipline vit et grandit en Centrafrique. Un message que le contexte de cette rencontre rendait particulièrement éloquent.

Mais au-delà de la vitrine des résultats, les dirigeants de la fédération sont venus aussi avec leur réalité de terrain. Formation insuffisante des athlètes, difficultés dans l’organisation des compétitions, manque d’infrastructures adaptées : les défis du Nanbudo centrafricain sont concrets, documentés et méritent une réponse à la hauteur des ambitions affichées.

Car c’est là tout le paradoxe du sport centrafricain : des talents qui émergent malgré des conditions difficiles, des fédérations qui avancent avec les moyens du bord, et des résultats qui arrivent non pas grâce au système, mais souvent en dépit de ses lacunes.

Le ministre a désormais entre les mains un état des lieux précis. La balle est dans son camp pour transformer cette audience en actes concrets et donner au Nanbudo centrafricain les moyens de confirmer sur la scène internationale ce qu’il entrevoit déjà sur les tatamis nationaux.

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